2009, une année sous pression !

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"Kont pwofitasyon" [Guadeloupe], "Plomb durci" [Israël], "Yes We can" [Colonie britanique], "Les auvergnats, quand y’en a un, ça va" [Seignosse], "Where is my vote ?" [Iran], "Ultra-gauche anarcho-autonome" [Tarnac], "Je vous demande pardon pour la France" [Internationale poitevine], "Si le climat avait été une banque, il y a longtemps que vous l’auriez sauvé" [Hugo Chavez à Copenhague], l’année a été aussi riche en bons mots que pauvre en bonnes nouvelles. Une année d’Oppressoir, sur fil dérisoire. La rédaction décerne les prix de l’année, les candidats n’ont pas manqué !

 JANVIER OU LE JOURDAIN

En terme de spectacle, c’est incontestablement Tsahal qui remporte la palme avec son feu d’artifice au phosphore offert aux Gazaouis, diffusé en direct dans le monde entier pendant un mois, dommages collatéraux garantis : 1450 morts côté pauvres, 13 côté victimes du terrorisme. Oui, Israël doit être rayé de la carte, tout comme Gaza qui fait la course aux Mille avec Tzipi, qui la joue franco, tandis que le Coran la Torah etcetaera.

Sur le plan de la Gloire, c’est à Tarnac qu’une nouvelle vedette s’est révélée. Tapez "1" pour Julien Coupat, tous les policiers ont voté, tandis que le gouvernement lutte courageusement contre la Moussaka piégée.

Monsieur K ronronne au Vatican, le Pape en ferait-il un consul Honoraire ? La république toilette sa virginité laïque, le citoyen pourra prier. Rassurés ?

 FEVRIER OU LES ANTILLES

Pour l’émotion populaire, les Antilles tiennent le haut du pavé sur le coin de la gueule des "Békés". La France a passé l’hiver dans ses colonies et l’Élysée chiait dans son froc en cauchemardant une France qui s’antillise. Domota fut notre héros, Toussaint Louverture ressuscita sur les barricades de cocotiers. Marianne avait la peau brune et du chien dans le ventre. L’Ultra-droite a eu chaud, on s’est mis dans la peau d’un ministrable et le pouvoir est resté à table.

 MARS AU VATICAN

En terme de Troll médiatique, c’est la vieille bique mitrée qui passe la ligne en premier , malgré son grand âge. Le 18, le Pape s’interroge : le préservatif protège-t-il vraiment du Sida ? Mais qui nous protège du Pape, y’a des capotes contre ça ? Non, juste des calottes.

Le 8, "Femmes je vous aime", on oublie pendant 24 heures que 364 jours par an, c’est la journée de l’homme, hein Kollontaï ?

Le 21, Norooz, l’élégant Obama souhaite bonne année aux Iraniens dans leur langue depuis le site de la Maison Blanche, les barbes blanches "Yes ricanent" sous leurs turbans. Tendue, elle était pourtant belle sa main.

 AVRIL A l’OTAN

Dans l’hexagone, la conjuration des imbéciles progresse à grands pas, les victimes du complot n’y pensent plus, ils se contentent de fermer leurs gueules !

Sarkozy gagne le grand prix de la félonie. Sur le Rhin, il trahit la Patrie. 3 et 4 avril, sur le fil dérisoire de la frontière franco-allemande, notre omniprésident rejoue OTAN n’emporte le le vent et nous revoilà dans l’Alliance, la bague au doigt de l’Empire, nos pioupious bercés à la Marseillaise vont jouer les aides de camp à l’ombre de la bannière étoilée.

 MAI EN EUROPE ET JUIN EN IRAN

La médaille de la poltronnerie va aux ploutocrates. Le printemps européen peine à fêter sa joie, Besson la garde devant le tigre sans papier tandis que la pandémie imaginaire enrhume les esprits. Les libertés sont aussi grippées que la presse et le poète européen fait abstinence de rime, par 27 fois. Heureusement, le 1er mai, fait ce qu’il te plaît, même les Gogos savent cela, ils ont dit "non" quand c’était pas la question.

Michaël Jackson meurt de façon minable. Le monde glacé d’effroi voit disparaître un monstre (sacré ?) qui avait mis les foules en délire à ses pieds moonwalkés. Fin prématurée d’un noir qui n’aimait pas son gros nez. L’Amérique a perdu un Frankenstein, l’humanité une créature digne des X-men.

La Pop envahit les radios, Philippe Vil en profite pour envahir France Inter. Charlie est libéré.

Croissant du courage à la flamme de la Révolution. La jeunesse offre son torse pour que son cœur vive la liberté. L’Iran s’embrase, les bulletins de votes sont partis en fumée. Le monde découvre un peuple à cran. De vieux fascistes enturbannés se cachent derrière leurs mille milices. Turban dur contre turban mou, la théocratie va-t-elle sombrer ? Elle survit, le grand complot du grand Satan est brandi, l’atome islamique enrichit la rhétorique nationaliste. Le peuple trinque, c’est son rôle. Le printemps des peuples fleurira-t-il avec les roses au jardin d’Ispahan ? Les chats persans pourront-ils crever l’écran ?

 JUILLET SUR LE TOUR DE FRANCE

Comme tous les mois de juillet, la pédale de l’effort va aux dopés. La crise a fait baisser les prix, les vacances s’annoncent merveilleuses, Robert Tourcoing nous régale d’un vacancisme que toutes les meufs en burqa s’empressent de lire sur la plage pour oublier que leur tenue n’est pas compatible avec le règlement intérieur du Tour de France.

 SEPTEMBRE EN AOÛT OU LA POÉSIE

Pendant les vendanges, L’Oppressoir fait de la poésie, chante, danse, boit avec Le Marquis. Il est, pour combattre le Mal… quelques compagnons de la Bibine, ces pochtrons du Rhin qui pissent des torents. A la tienne !

 OCTOBRE GONCOURT ET NOVEMBRE SOUS LE MINARET

Grand prix de l’humour aux Suisses et à leur démocratie directe. ils ne veulent pas de minaret et les Cochons Helvètes s’en offusquent, car ils ne sont pas les seuls à vivre en batteries : l’humanité aussi reste parquée.

Le 11, les Circonférences de presse prennent leurs quartiers au QG, le 18, le monde s’y confesse et le 25, tous les journalistes s’y pressent.

La politique est à la peine, elle a le cœur en carafe, Docteur Verdier Jacob est à son chevet.

Le pris Goncourt 2009 est attribué à Marie NDiaye pour son roman "Trois femmes puissantes". Elle trouve la France de Sarkozy "monstrueuse", et elle a raison. Tout est question de discours, c’est ça le Goncourt.

 DÉCEMBRE VERT OU L’HIVER IDENTITAIRE

La nature gagne le prix du bide de l’année. A Copenhague, la planète fait sa mijaurée. Elle dandine et se fait prier, trois Notre Père et un réchauffisme. Les guignols jouent à la sauver. Las, on la laisse couler. Pourquoi en pleurer, la nature n’est plus notre culture. Barboter dans les déchets n’a jamais gêné les gorets. Contentez-vous de péter, les puissants ne font que déféquer.

La nation remporte le badge du débat foiré du siècle. L’identité n’a plus de boussole, les cartes ont perdu le sens. Liberté, Égalité, Fraternité, les vieux mythes sont mités. La religion nationale s’effondre comme un vieux clocher, on oublierait presque que la République est anticléricale. Le siècle abattra les clochers ou les Myopathes étoufferont sous les minarets. La maladie infantile de l’État réveille Napoléon et tous nos vieux démons en Soliloque sarkoziens trouvent leur bouc émissaire, il n’avait qu’à bien causer la France.

On s’est fait prendre par derrière, autant tout plaquer pour en revenir au naturisme. Les anthropologues belges nous avaient pourtant prévenus. Dans le désastre ambiant, Docteur Verdier Jacob pousse un cri d’amour, et le Jihad lui répond en échos que la guerre est déjà là.

Du haut de son clocher, la vieille salope mitrée se marre et chante "Des Papes, des Papes, oui mais des bons nazis !. L’Oppressoir prend de la hauteur et rend visite au futur. L’entretien se passe mal, ils s’insultent de passéiste. La guerre des religions sera-t-elle remportée par les lesbiennes ?

Les spectateurs impuissants, dans les salles obscures échappent au futur. Ne prenez pas la route ou ce sera la déroute. Les affres du fascisme rodent sur la toile, Mussolini est déshabillé. Heureusement la liberté n’est jamais loin, c’est à Téhéran que nos vies font sept fois "chat".

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